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Pourquoi nous sommes gentil·les ? 

"Souvent, dire de quelqu'un·e qu'iel est gentil·le, c'est un peu synonyme de personne faible, manipulable, crédule (en Beauce, on dirait "pas bien aoindue").

Il nous semble pourtant bien difficile d'être gentil·le, alors que le monde peut parfois nous paraître bien hostile, voire fort injuste. Nous pourrions tou·te·s être bien énervées contre tout, et c'est là que faire le choix de la gentillesse nous semble bien plus fort que de céder à la méchanceté. Cela ne veut pas dire que l'on ne se bat pas et que l'on ne se défend pas, au contraire.

Mais on le fait par la gentillesse, en construisant des espaces sans rapports de domination, sans rapports de force, sans course au bénéfice ni à la performance.
On arrête de parler à celleux qui ne nous semblentpas gentil·les,
on propose autre chose, c'est tout.

Un travail qui rémunère bien tout le monde, sans mettre personne sur les genoux, qui propose de bons produits de qualité sans en faire des denrées élitistes aux prix prohibitifs. Nous souhaitons que nos produits coexistent avec les produits lactés
et carnés, dans toutes sortes de commerces, et qu'ils s'installent dans le paysage de la consommation quotidienne et ordinaire de tou·te·s, et pas seulement
des personnes végétaliennes.

Être gentil·le c'est chez nous :​​

•⁠  ⁠Utiliser des ingrédients biologiques.

 

Pour toutes les raisons éthiques, environnementales et politiques que cela recouvre.

•⁠  ⁠Utiliser du soja francilien.

Le soja que la France exporte d'Amérique du Sud est destiné
à nourrir les animaux d'élevage (82% arrive sous forme
de tourteaux*, et oui, il y a des cultures de soja en France,
toutes sont sans OGM, car ils sont interdits en Europe,
mais toutes ne sont pas bio.

 

Nous avons ainsi trouvé deux gentilles fermes en Île de France
qui nous vendent du gentil soja jaune biologique.
La culture de soja, comme celles de toutes les légumineuses,
fixe l'azote de l'air dans le sol, cela évite d'utiliser des engrais dont c'est l'objet.

 

Ainsi, les agricult·eur·rice·s qui cultivent du soja organisent leurs parcelles d'une année à l'autre pour qu'à chaque nouvelle saison elles soient azotées et ainsi riches et fertiles pour la culture d'après, c'est appelé le système de rotation.

*https://www.deforestationimportee.ecologie.gouv.fr/produits-concernes/article/soja)

•⁠  ⁠Garder la majorité des ingrédients, la production, et la vente, dans la même région.

 

Ingrédients locaux, production locale, vente locale :
rien ne sort ni rentre d'Île de France (dans la mesure du possible : pour les confitures, la vanille et le sucre de canne,

on n'a rien pu faire).

 

C'est un peu triste pour les autres, mais être gentil·le c'est

ne pas vouloir utiliser de transports pour nous acheminer ailleurs. Si toutefois des individus d'une autre région avaient un trop grand manque de gentillesses, nous pourrions étudier le projet d'implanter une gentille sojaterie ailleurs en appliquant le modèle que nous avons forgé dans la laiterie urbaine de Montreuil,

car nous savons que ces dix dernières années des laiteries urbaines se sont installées dans plusieurs villes françaises.

•⁠  ⁠Pots en verre consignés.

Ce système qui consiste à récupérer les pots vides quand nous livrons les pots pleins est permis par la vente locale.

Nous livrons nous-mêmes chaque semaine pour être en contact régulier avec les boutiques et restaurants qui revendent

nos produits et gérer la logistique des consignes. Nous les lavons ensuite à la laiterie avec des produits adéquats et les stérilisons avant de les réutiliser.

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Salomé Peigney

Production chez l'amicale fromagère
11, Rue Meriel, 93100 Montreuil

Activité hebergée par Les champs des possibles

@ Sojaterie Gentil·le 2025

Prêt·e·s à inonder l'Ile de France
de Gentil·lesses ? 

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